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Le RAID (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion) représente l'unité d'intervention spécialisée la plus prestigieuse de la Police Nationale française. Créée en octobre 1985 par le ministre de l'Intérieur Pierre Joxe, cette force d'élite intervient lors des crises majeures nécessitant des compétences tactiques exceptionnelles et des moyens techniques spécifiques. Avec près de 500 opérateurs répartis sur l'ensemble du territoire français, le RAID incarne l'excellence opérationnelle dans la lutte contre le terrorisme, le grand banditisme et toutes les formes de criminalité.
Avant la création du RAID, la Police Nationale française ne disposait pas d'une unité d'intervention à compétence nationale comparable au GIGN de la Gendarmerie. Les forces de police s'appuyaient sur des unités régionales comme la Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI) à Paris et les Groupes d'Intervention de la Police Nationale (GIPN) en province. Face à la montée du terrorisme dans les années 1980, le commissaire Robert Broussard recommanda la création d'une unité spécialisée capable de répondre aux menaces croissantes.
Le premier chef du RAID fut le commissaire Ange Mancini, qui structura une équipe initiale de 80 policiers d'élite. L'unité fit ses preuves dès décembre 1985, seulement deux mois après sa création, lors d'une prise d'otages au Palais de Justice de Nantes. Cette intervention réussie, qui s'est conclue sans victime après 34 heures de négociation, établit immédiatement la réputation du RAID auprès du grand public et des autorités.
L'évolution des effectifs du RAID reflète l'ampleur croissante des menaces sécuritaires en France. De 80 personnes en 1985, l'unité passa à environ 100 agents en 1993, puis 130 au début des années 2000. Un tournant majeur survient en mars 2015 avec l'intégration des sept GIPN métropolitains (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes et Strasbourg), qui deviennent des antennes territoriales du RAID. Cette fusion porta les effectifs à environ 300 agents, puis à près de 500 avec l'ajout d'antennes supplémentaires.
En 2016 et 2017, de nouvelles antennes furent créées à Montpellier, Toulouse et Nancy. Entre 2018 et 2019, trois antennes outre-mer virent le jour à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et Saint-Denis (La Réunion), renforçant la couverture nationale de l'unité.
Le RAID opère sous l'autorité directe du Directeur Général de la Police Nationale et ne peut être déployé que sur ordre de ce dernier. L'unité fait partie de la Force d'Intervention de la Police Nationale (FIPN), créée en 2009, qui coordonne les actions du RAID et de la BRI. Le chef du RAID, actuellement Guillaume Cardy (depuis décembre 2023), assure également la coordination opérationnelle de la FIPN.
Le RAID réalise en moyenne 400 missions par an sur l'ensemble du territoire. Depuis avril 2016, la Procédure d'Urgence Absolue (PUA) autorise toutes les unités à intervenir partout en France en cas de crise majeure, indépendamment de leur secteur géographique habituel.
L'unité centrale du RAID est basée à Bièvres dans l'Essonne, avec environ 130 personnels. Les antennes régionales métropolitaines comptent 224 opérateurs, tandis que les antennes d'outre-mer regroupent 80 agents. Cette organisation permet une réactivité optimale sur l'ensemble du territoire national.
| Spécialité | Missions Principales | Compétences Clés |
|---|---|---|
| Opérateurs d'Intervention | Assauts, interpellations, neutralisation | Combat rapproché, tir tactique, progression en colonne |
| Tireurs de Haute Précision | Couverture à distance, neutralisation ciblée | Tir longue distance, observation, discrétion |
| Négociateurs | Résolution pacifique des crises | Psychologie, communication, gestion du stress |
| Groupe Médical d'Intervention | Soins aux victimes et aux opérateurs | Médecine d'urgence, progression en zone hostile |
| Maîtres-Chiens | Détection, recherche, neutralisation | Cynophilie, dressage, intervention canine |
| Techniciens d'Effraction | Ouverture de portes, murs, obstacles | Explosifs, techniques d'entrée forcée |
| Groupe Parachutiste | Infiltration aérienne | Saut opérationnel, progression sous voile |
| Groupe de Plongée | Interventions aquatiques | Plongée tactique, approche discrète |
Les opérateurs peuvent également se spécialiser dans les techniques de cordes en milieux périlleux, l'aérocordage (descente en rappel depuis un hélicoptère), l'approche discrète ou les interventions NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique).

Crédit photo : Domenjod
Les opérateurs du RAID disposent d'un équipement de pointe constamment renouvelé grâce à une démarche de recherche et développement permanente. Chaque groupe teste, évalue et adapte son matériel pour répondre aux exigences opérationnelles les plus élevées.
La tenue d'intervention du RAID est devenue emblématique : combinaison noire technique (actuellement des tenues NFM avec chemise combat et pantalon multipoches), bottes tactiques et cagoules. L'équipement de protection comprend :
Le poids total de l'équipement complet peut atteindre plus de 40 kg, comprenant le gilet avec poches, chargeurs supplémentaires, radio, poche médicale, arme de secours, casque anti-bruit et systèmes de visée.
Le RAID dispose d'une gamme complète d'armements adaptés à chaque type de mission :
La flotte du RAID est adaptée à la diversité des interventions :

Crédit photo : Sebastiensecrets
Intégrer le RAID représente l'objectif ultime pour de nombreux policiers. Le processus de sélection est réputé pour être l'un des plus exigeants des forces de l'ordre françaises.
Pour postuler au RAID, les candidats doivent remplir plusieurs critères stricts :
Le recrutement s'effectue via deux sessions annuelles organisées par la FIPN. Le processus comporte plusieurs étapes éliminatoires :
1. Pré-sélections : Épreuves physiques et de tir permettant un premier écrémage des candidats
2. Visite médicale approfondie : Examen médical complet vérifiant l'aptitude à exercer au sein du RAID
3. Étude des dossiers : Analyse détaillée des parcours professionnels à Bièvres
4. Semaine de sélection : 7 jours d'épreuves intensives comprenant :
5. Grand oral : Entretien final avec le commandement du RAID
Les candidats admis entament une formation initiale de 11 à 14 semaines appelée Tronc Commun d'Intervention (TCI). Ce cycle intensif couvre :
Après la formation initiale, les candidats entrent en période probatoire de 6 mois durant laquelle ils sont constamment évalués. À l'issue de cette période, le chef du RAID délivre une habilitation (type 1 ou type 2) déterminant la nature des missions confiées. Les candidats non retenus peuvent être remis à disposition de leur direction d'emploi précédente à tout moment.
L'affectation au RAID est d'une durée de 5 ans renouvelable deux fois, sur décision du chef de service. Les opérateurs sont soumis à des tests de maintien des compétences tous les 3 ans pour vérifier qu'ils conservent le niveau requis.
Le RAID a mené de nombreuses opérations médiatisées qui ont marqué l'histoire de la sécurité en France.
En mai 1993, un homme surnommé "HB" (Human Bomb) prend 21 enfants en otage dans une école maternelle avec de grandes quantités d'explosifs. Après des négociations délicates, le RAID libère tous les otages sains et saufs, dont la petite Coralie, devenue symbole de cette intervention réussie.
Le RAID neutralise un groupe terroriste de 14 membres lié au GIA algérien, responsable de braquages et d'un projet d'attentat contre le sommet du G7 à Lille. L'assaut est particulièrement violent, avec quatre terroristes neutralisés et deux opérateurs blessés.
Du 21 au 22 mars 2012, le RAID assiège l'appartement de Mohamed Merah à Toulouse, auteur de fusillades meurtrières. Après 30 heures de siège, l'assaut final dure quatre minutes et se conclut par la neutralisation du terroriste par un tireur d'élite du RAID.
Le 9 janvier 2015, le RAID intervient avec la BRI pour libérer les otages de l'Hyper Cacher Porte de Vincennes lors de la troisième journée des attentats de Paris. Cette opération marque une collaboration historique avec les autres unités d'intervention.
Le 13 novembre 2015, le RAID participe aux opérations au théâtre du Bataclan où 90 personnes ont été tuées. Les opérateurs interviennent également lors de l'assaut de Saint-Denis quelques jours plus tard pour neutraliser des terroristes retranchés.
La devise du RAID, "Servir sans faillir", résume parfaitement l'engagement total de ses membres. En 40 ans d'existence, seuls trois opérateurs ont perdu la vie en mission (deux à Ris-Orangis en 1989, un en Corse en 1996), témoignant de la rigueur exceptionnelle de la formation et de la préparation.
L'emblème du RAID représente une panthère noire au repos, une patte tombant de manière indolente, symbolisant la puissance maîtrisée et la capacité à bondir instantanément lors d'une intervention. Cet insigne, adopté en 1987, reflète la couleur de la tenue d'intervention des opérateurs et évoque leur approche patiente mais déterminée des situations de crise.
Depuis 2010, l'Unité de Coordination des Forces d'Intervention (UCOFI), placée sous l'autorité du ministère de l'Intérieur, assure la coordination entre le RAID et le GIGN de la Gendarmerie Nationale. Cette structure facilite la coopération lors des crises majeures nécessitant le déploiement conjoint des deux unités d'élite françaises.
Le budget annuel du RAID s'élevait à environ 2,17 millions d'euros en 2012 (hors frais de personnel), comprenant les équipements, la formation des personnels et l'acquisition de matériels soumis à autorisation. Ce budget témoigne de l'investissement constant dans la modernisation et le maintien au plus haut niveau opérationnel.
Depuis 2003, les femmes sont admises dans certaines fonctions opérationnelles au sein du RAID. En 2014, deux femmes ont été intégrées sur le terrain (une négociatrice et une tireuse d'élite), prouvant que l'excellence n'a pas de genre. Les femmes perçoivent la même rémunération que leurs homologues masculins à grade et ancienneté équivalents, dans le respect d'une parfaite égalité professionnelle.
Pour les professionnels de la sécurité et les forces de l'ordre nécessitant des équipements tactiques performants, projet13.com propose une gamme complète de vêtements professionnels adaptés aux interventions exigeantes. Du gilet tactique RAID avec système Molle aux tenues d'intervention robustes, notre catalogue répond aux besoins des opérateurs recherchant confort, résistance et fonctionnalité sur le terrain. Chaque produit est sélectionné pour sa capacité à supporter les conditions opérationnelles les plus extrêmes, à l'image des standards utilisés par les unités d'élite françaises.
RAID signifie Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion. Cette unité d'élite de la Police Nationale française a été créée en octobre 1985 par le ministre de l'Intérieur Pierre Joxe, sur recommandation du commissaire Robert Broussard. À l'origine, le nom faisait simplement référence au mot "raid" désignant un assaut militaire, avant de recevoir sa signification actuelle par rétroacronymie.
Le RAID intervient lors de crises majeures nécessitant des compétences tactiques spécifiques : prises d'otages, maîtrise de forcenés armés, arrestations à haut risque, lutte antiterroriste, troubles graves à l'ordre public. L'unité assure également la protection rapprochée de hautes personnalités, la sécurisation d'événements majeurs et la formation d'unités d'intervention étrangères. Le RAID réalise environ 400 missions par an sur l'ensemble du territoire français.
Le RAID compte aujourd'hui près de 500 opérateurs répartis sur l'ensemble du territoire. L'unité centrale de Bièvres (Essonne) emploie environ 130 personnels, les antennes métropolitaines regroupent 224 agents, et les antennes d'outre-mer comptent 80 opérateurs. Cette organisation comprend 10 antennes en métropole et 3 en outre-mer, permettant une couverture nationale optimale.
Pour intégrer le RAID, il faut être policier titulaire (gardien de la paix, gradé ou officier) avec un minimum de 3 ans d'ancienneté dans un service actif de la Police Nationale. Les candidats doivent être bien notés et recommandés par leur hiérarchie, posséder une excellente condition physique et psychologique, et avoir une expérience terrain significative. Le processus de sélection comporte plusieurs étapes éliminatoires incluant des tests physiques, de tir, psychologiques et un grand oral.
La formation initiale dure entre 11 et 14 semaines et couvre le Tronc Commun d'Intervention (TCI) comprenant le tir, la surveillance, la filature, la protection rapprochée, les techniques d'intervention et les habilitations aux différentes armes. Après cette formation, les candidats entrent en période probatoire de 6 mois durant laquelle ils sont constamment évalués avant de recevoir leur habilitation définitive du chef du RAID.
Le RAID appartient à la Police Nationale et intervient principalement en zones urbaines, tandis que le GIGN fait partie de la Gendarmerie Nationale et opère surtout en milieu rural. Les deux unités d'élite partagent la responsabilité du territoire français et peuvent collaborer lors de crises majeures. Leur coordination est assurée depuis 2010 par l'Unité de Coordination des Forces d'Intervention (UCOFI) placée sous l'autorité du ministère de l'Intérieur.
Les opérateurs du RAID portent une combinaison noire technique (actuellement des tenues NFM), des bottes tactiques et des cagoules. L'équipement de protection comprend un casque balistique avec visière blindée (5 kg), un gilet pare-balles avec plaques, des boucliers balistiques, des protections pour les genoux, coudes et mains, ainsi que des lunettes de protection. Le poids total de l'équipement peut atteindre plus de 40 kg avec les armes, munitions, radio et matériel médical.
Le RAID comprend plusieurs spécialités : opérateurs d'intervention (assauts), tireurs de haute précision (snipers), négociateurs, groupe médical d'intervention, maîtres-chiens, techniciens d'effraction (explosifs), groupe parachutiste (créé en 1997), groupe de plongée, experts en techniques de cordes en milieux périlleux, et spécialistes NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique). Chaque opérateur peut développer plusieurs compétences complémentaires.
Parmi les interventions marquantes : la prise d'otages au Palais de Justice de Nantes en décembre 1985 (première mission), l'arrestation de membres d'Action Directe en 1987, la prise d'otages de Neuilly-sur-Seine en 1993 (école maternelle), le gang de Roubaix en 1996, l'arrestation de Mohamed Merah à Toulouse en 2012, et les interventions lors des attentats de janvier et novembre 2015 à Paris (Hyper Cacher et Bataclan).
Oui, les femmes sont admises au RAID depuis 2003 dans certaines fonctions opérationnelles. En 2014, deux femmes ont été intégrées sur le terrain comme négociatrice et tireuse d'élite. Les femmes peuvent aujourd'hui exercer tous les postes au sein du RAID et perçoivent la même rémunération que leurs homologues masculins à grade et ancienneté équivalents, sans aucune discrimination.
La devise du RAID est "Servir sans faillir", reflétant l'engagement total de ses membres. L'emblème, adopté en 1987, représente une panthère noire au repos, une patte tombant de manière indolente. Ce symbole évoque la puissance maîtrisée, la couleur de la tenue d'intervention (noire) et la capacité à bondir instantanément lors d'une intervention. En 40 ans d'existence, seuls trois opérateurs ont perdu la vie en mission.
Le siège du RAID se situe à Bièvres dans l'Essonne (91). L'unité dispose de 10 antennes en métropole : Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nice, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Trois antennes outre-mer sont implantées à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et Saint-Denis (La Réunion). Cette organisation permet une couverture complète du territoire national.
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