Le VBCI : le Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie de l’armée française
Le VBCI : le Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie de l’armée française
Le VBCI (Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie) est devenu un élément central des véhicules de l'armée et de la stratégie terrestre française. Conçu pour remplacer l’AMX‑10 P, ce blindé à roues 8×8 combine mobilité, protection accrue et capacité à projeter une section d’infanterie au cœur des opérations. Voici une plongée détaillée dans sa conception, ses capacités, ses versions, son emploi opérationnel et ses défis actuels.
Origine et genèse du programme VBCI
Dans les années 1990, l’Armée de Terre française décide de remplacer l’AMX‑10 P vieillissant. Le programme VBM (Véhicule Blindé Modulaire) est lancé, associant GIAT Industries (devenu Nexter) et Renault Véhicules Industriels (aujourd’hui Arquus).
Début des études : plusieurs prototypes, dont le X8A de RVI et le Vextra de GIAT.
Rupture du projet européen en 1999 — la France continue seule.
Commande initiale en 2000 pour 700 exemplaires, réduite ensuite à 630.
Développement de prototypes, phases de tests, corrections notamment de la tourelle “Tarask”.
Roue 8×8, moteur diesel, transmission automatique, suspension mixte oléopneumatique et mécanique.
Poids
≈ 28 tonnes en version standard, jusqu’à ≈ 32 tonnes avec surblindage.
Motorisation / Puissance
Moteur Volvo D12 turbo diesel 550 ch.
Vitesse max / Autonomie
≈ 100 km/h sur route, autonomie d’environ 750 km.
Capacité de transport
Équipage + groupe d’infanterie (jusqu’à 9 ou 11 soldats selon version) + équipement FELIN.
Blindage & protection
Caisse en aluminium, blindage rapporté en acier haute dureté.
Protection STANAG 4569 niveau 5 frontal contre obus perforants, niveau 3 anti‑mine / EEI.
Protection contre les menaces CBRN, optiques traitées contre le laser.
Armement
Tourelle Tarask : canon‑mitrailleur GIAT M811 (25 mm) + mitrailleuse coaxiale de 7,62 mm.
Stations lanceurs de grenades fumigènes, équipements de vision et communication modernes.
Versions et évolutions
VCI (Véhicule de Combat d’Infanterie) : version “combat”, tourelle armée, transport d’une section.
VPC (Poste de Commandement) : version pour commandement / coordination, avec équipements de communication.
Version 32 tonnes : amélioration de la protection, renforcement du train roulant, adaptation aux menaces modernes.
Version sanitaire (“kit SAN”) : aménagée pour les évacuations médicales en zone de combat.
VBCI‑2 (ou “Mk2”) : postes de conduite reculé, nouvelle tourelle T40, moteur amélioré, vision périphérique, avec retour d’expérience du Mali.
Proposition “Philoctète” / RCT‑40 : version export évoluée intégrant tourelle T40, anti‑chars, etc.
Emploi opérationnel & déploiements
Depuis son entrée en service en 2008, le VBCI a été engagé dans plusieurs opérations extérieures, ce qui lui a permis de faire la preuve de ses capacités et d’identifier des axes d’amélioration.
Afghanistan (2010‑2012) : protection de convois, appui aux fantassins, résistance aux attaques RPG et engins explosifs improvisés.
Opération Serval au Mali (2013) : déploiement de nombreux VBCI, adaptation au théâtre sahélien.
Autres théâtres : missions en Afrique, en zone de crise, sous menaces multiples.
Équipage + groupe d'infanterie mais moins de modularité
Capacité optimisée, versions commandement, sanitaire, etc.
Maturité opérationnelle
Nombreux conflits passés, mais dépassé face aux menaces modernes
Employé dans Serval, Afghanistan, Mali, etc., en constante évolution
Coûts, déploiement & avenir
Livraison des 630 exemplaires prévue entre 2008 et 2015.
Coûts unitaires : plusieurs millions d’euros selon la version.
Évolutions en cours : intégration de la version VBCI‑2, export comme “Philoctète”, renforcement de la protection anti‑mines.
Défis futurs : modernisation des systèmes électroniques, blindage actif, réduction des coûts logistiques, interopérabilité internationale.
FAQ VBCI
Qu’est‑ce que le VBCI et pourquoi a‑t‑il été développé ?
Le VBCI (Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie) a été développé pour remplacer l’AMX‑10 P, afin de fournir à l’armée de Terre un véhicule plus moderne, plus mobile, mieux protégé, capable de transporter une section d’infanterie jusqu’au contact. Il combine mobilité, protection et modularité.
Combien de versions du VBCI existent‑elles et quelles sont leurs différences ?
On distingue plusieurs versions : le VCI (combat), le VPC (poste de commandement), la version sanitaire, la version surblindée 32 tonnes, ainsi que les versions améliorées comme le VBCI‑2 / Philoctète pour l’export, avec nouvelle tourelle T40, vision périphérique, etc.
Quelles opérations extérieures ont vu l’emploi du VBCI ?
Le VBCI a été engagé en Afghanistan dès 2010, puis au Mali dans le cadre de l’opération Serval. Il a servi dans d’autres missions en Afrique, montrant sa capacité à résister à des attaques RPG, mines et EEI, mais aussi les contraintes climatiques et logistiques.