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Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains,
Pour les Belges y'en a plus
Pour les Belges y'en a plus
Ce sont des tireurs au cul
Pour les Belges y'en a plus
Pour les Belges y'en a plus
Ce sont des tireurs au cul.
Nous sommes des dégourdis, nous sommes des lascars,
Des types pas ordinaires,
Nous avons souvent notre cafard,
Nous sommes des Légionnaires.
Au Tonkin, la Légion immortelle
A Tuyen-Quang illustra notre Drapeau.
Héros de Camerone et frères modèles
Dormez en paix dans vos tombeaux.
Nos anciens ont su mourir
Pour la Gloire de la Légion,
Nous saurons bien tous périr
Suivant la tradition.
Au cours de nos campagnes lointaines,
Affrontant la fièvre et le feu,
Oublions avec nos peines
La mort qui nous oublie si peu
Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains,
Pour les Belges y'en a plus
Pour les Belges y'en a plus
Ce sont des tireurs au cul
Pour les Belges y'en a plus
Pour les Belges y'en a plus
Ce sont des tireurs au cul.
Préparez-vous comme un légionnaire : chaque veste, pantalon et paire de rangers raconte une histoire — à vous d’écrire la vôtre.
La chanson « Le Boudin » est l’hymne officiel de la Légion étrangère française. Elle aurait été composée vers les années 1860-1870, sous le Second Empire. Son auteur est généralement attribué à Wilhelm d’Hervé, chef de musique militaire, même si l’origine exacte reste débattue.
Le terme ne désigne pas la charcuterie, mais le paquetage roulé que les légionnaires portaient sur leur sac à dos. Ce rouleau noir, enroulé sur lui-même, ressemblait à une saucisse de sang, d’où son surnom de boudin. C’était un élément distinctif de l’équipement du soldat.
La chanson est devenue populaire à l’époque des grandes campagnes militaires françaises. Elle est particulièrement associée à la campagne du Mexique (1863-1867), où la Légion étrangère s’est illustrée, notamment lors de la célèbre bataille de Camerone en 1863, un épisode fondateur de sa tradition.
Dans certaines strophes, on retrouve une allusion aux Belges. Ce passage dit en substance : « pas de boudin pour les Belges ». Cette pique vient du fait que les volontaires belges de la Légion avaient refusé de participer à la campagne du Mexique. Depuis, la phrase est restée dans la chanson comme une tradition moqueuse.
Aujourd’hui, « Le Boudin » reste un chant militaire emblématique. Il est interprété lors des défilés militaires, des prises d’armes et dans toutes les grandes cérémonies de la Légion étrangère. Son rythme lent et solennel reflète l’esprit de cohésion et la fierté de ce corps d’élite.
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